Wassily Kandinsky – Xylographies

Des jeunes filles en costumes paysans dansent dans les forêts en dehors des cités médiévales, et des chevaliers chevauchent dans un monde idéalisé. Ces Xylographies chantent l’aspiration de Kandinsky pour la Vieille Russie de son imagination, une terre de conte de fées à l’harmonie spirituelle. Dans ces estampes, Kandinsky réduit la forme identifiable et dématérialise les figures et le sol sous un voile de motifs décoratifs, ne laissant déchiffrables que les aspects les plus essentiels. Kandinsky a dévalué le sujet abordé, déclarant dans un catalogue d’exposition publié en 1910, « Parler de secrets à travers des secrets ? N’est-ce pas le propos? »

Kandinsky compare l’estampe à la musique, et son procédé fait ici ressortir le « son intérieur » de son sujet. Le titre du portfolio est un mot désuet pour la gravure sur bois, bien qu’il suggère également un autre instrument en bois, le xylophone. Kandinsky a placé deux mesures d’une composition musicale non conventionnelle sur la page de titre, au-dessus de l’image d’un cavalier monté, une figure qu’il a souvent utilisée pour symboliser la lutte pour un nouvel art.

HISTOIRE DE LA PUBLICATION

Le périodique symboliste parisien Les Tendances Nouvelles, qui avait déjà publié trente-trois gravures sur bois de Kandinsky, a publié ce portfolio comprenant des reproductions de gravures sur bois de 1907. Kandinsky s’était lié d’amitié avec Alexis Mérodack-Jeaneau, rédacteur en chef de la publication, alors qu’il vivait à Paris de 1906 à 1907.

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