03 – Shakespeare-Visionen

Sommaire

Fiche technique| Notes d’édition | Texte d’introduction original
Traduction française| Liste des oeuvres | Galerie

 

Notes d’édition

Die Shakespeare Visionen wurden als drittes Werk der Marées Gesellschaft im Frühjahr 1918 vollendet. Die Blätter von Caspar, Corinth, Grossmann, Gulbransson, Heine, Hofer, Jaecker, Klossowski, Kokoschka, Meseck, Schinnerer wurden bei Franz Hanfstaengl, München, gedrückt; Schmidt und Unold bei Dr. C. Wolf & Sohn, München; Hettner bei Karl Schubert, Dresden; Kubin by Oscar Consée, München; Teutsch und Jansen bei Heinrich Wetteroth, München, Freese, Hasler, Janthur, v. König, Neumann bei H. Birkholz, Berlin; Weiss und Beckmann bei Carl Sabo, Berlin; Ahlers-Hestermann bei W. Gente, Hamburg; Otto Schubert bei J.H.G Rau & Sohn, Dresden; Nowak in Letmeritz; Kohlhoff im Felde. Es wurden fünfzig numerierte Exemplare auf Japan abgezogen, einhundertfünfzig numerierte Exemplare auf das für dieses Werk hergestellte handgeschöpfte Bütten mit dem Wasserzeichen der Marées-Gesellschaft. Den Text druckte Otto v. Holten, Berlin, unter Aufsicht von E.R. Weiss.
Von den 150 numerirte Exemplaren auf Bütten ist dies Nr. 85.

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Visions de Shakespeare est le troisième ouvrage publié par la Marées Gesellschaft en ce début 1918. Les pages de Caspar, Corinth, Grossmann, Gulbransson, Heine, Hofer, Jaecker, Klossowski, Kokoschka, Meseck, Schinnerer ont été imprimée par Franz Hanfstaengl, Munich; Schmidt et Unold par Dr. C. Wolf & Fils, Munich; Hettner par Karl Schubert, Dresde; Kubin par Oscar Consée, Munich; Teutsch et Jansen par Heinrich Wetteroth, Munich; Freese, Hasler, Janthur, von König, Neumann par H. Birkholz, Berlin; Weiss et Beckmann par Carl Sabo, Berlin; Ahlers-Hestermann par W. Gente, Hambourg; Otto Schubert par J.H.G Rau & Filrs, Dresde; Nowak par Letmeritz; Kohlhoff par Felde. 50 exemplaires numérotés sur papier Japon ont été imprimés, 150 exemplaires sur papier fait-main, avec le sceau de la Marées Gesellschaft. Le texte a été imprimé par Otto von Holten, Berlin, sous la supervision de E.R. Weiss.
Des 150 exemplaires numérotés sur papier fait-main, votre copie est N°85.


Fiche technique: 
Nom Shakespeare Visionen Editeur R. Piper & co, München
Année 1918 Format 54×46 cm
Editions: Allemande 200 exemplaires (50 China, 150 papier fait main)
Auteurs Gerhart Hauptmann  Illustrations Voir liste.
Statut En collection Autres copies 7 copies connues
Notes: 2 copies en collection

Texte d’introduction Original
DIESE Blätter enthalten Shakespeare-Visionen moderner Künstler. Hier entzündet sich Phantasie an den Gesichten, die der Seele des großen Briten entstiegen und von seinem inneren Auge zuerst wahrgenommen worden sind. Die wiederholten Gesichte haben neue Gestalter und neue Gestalt gewonnen, durch die sie sichtbar bleiben und fortwirken. Die Vision des Dichters hat eigentlich keine Sichtbarkeit. Sie geht von Ein, bildungskraft zu Einbildungskraft mittelst krauser Zeichen. Einbildungskraft jedoch nennt Kant ein blindes Vermögen der Seele. Vielleicht wird jede Shakespeare,Vision durch jede äußere Sichtbarkeit abge, schwächt: durch die des Pinsels, des Griffels sowie der Bühne, weil sie allein in dem blinden Vermögen der Seele ganz zu Hause ist. Aber was kann man über das Geheimnis des Hin und Her von geschriebener Sprache und innerer Apperzeption überhaupt aussagen? Oder: was wissen wir über den Schöpfungsprozeß, der den Visionen und Gestalten Shakespeares ihre besondere Art von Realität, Dauer und Weihe gibt? Eines von Shakespeares Dramen heißt »Der Sturm«. Vielleicht kann man den Sturm als Symbol des Schöpfungsprozesses gelten lassen. Es ge: schehen vielleicht in der Dichterseele Ballungen stürmender Rotation, erzeugen im Verdichten Wärme, Licht und zuletzt das Leben. Dabei ist etwas wie Kampf zwischen Ormuzd und Ahriman. Überhaupt Ormuzd und Ahriman, Gott und der Teufel, bekämpfen sich, und Schauplatz dieses Dramas ist des Menschen Brust. So wäre denn jeder Mensch Dramatiker? Ich meine, daß es so ist. Goethe suchte die Urpflanze. Man könnte mit mehr Recht nach dem Urdrama, und zwar in der menschlichen Psyche, suchen. Es ist vielleicht zugleich der früheste Denkprozess. Ursprung alles Dramatischen ist jedenfalls das gespaltene oder doppelte Ich. Die beiden ersten Akteure hießen Homo und Ratio, oder auch »du« und »ich«, das primitivste nach außen zur Erscheinung gebrachte Drama war das erste laute Selbstgespräch. Die erste Bühne war nirgend anders als im Kopf des Menschen aufgeschlagen. Sie bleibt die kleinste und größte, die zu richten ist. Sie bedeutet die Welt, sie umfaßt die Welt mehr als die weit. bedeutenden Bretter. Der Seher und Schöpfer großer Dramen bedarf allerdings nicht nur der Ein. Bildungskraft, sondern auch der Ausbildungskraft. Er ist Bändiger und Verdichter des Sturms, Schöpfer, Demiurgos einer neuen inneren Himmels, Erden und Menschenwelt, über deren Geschicken er mit der Zaubergewalt eines Prospero waltend schwebt, auch bewirkt, daß diese ganze seiende und nicht.: seiende Schöpfung anderen im göttlichen Lichte der Kunst erkennbar wird. Prospero Shakespeare ist dieser Zauberer. Niemand hat so wie er die Ge walten magischer Täuschung in der Hand. Wir unterscheiden seine Welt des Scheins in vielen ihrer Gestaltungen nicht von der Wirklichkeit. Wem wäre z. B. Falstaff nicht eine Realität. Kein Mensch ist es mehr,- dem man irgend im Leben begegnet und nahe gewesen ist. Er wirkt so real wie eis Schauspieler, der ins Theater ging, um zu spielen, und den man herach bald da, bald dort auf der Straße trifft. Sein Leibgericht und Getränk kennen die Weinwirte. Man weiß nicht nur, wie es um seinen Geldbeutel, sondern auch wie es um sein Hirn, sein Herz, seine Leber beschaffen ist. Es gibt unter den Dichtern keinen, der es uns so leicht macht, die Fiktion aufrecht zu erhalten, als hätten wir es in seinen Geisteswerken nicht mit Erdichtungen, sondern mit Wirklichkeiten zu tun. Der Zauber, das göttliche Blendwerk dieses Prospero, ist unergründlich und unübertrefflich. »Man kann über Shakespeare nicht reden, es ist alles unzulänglich,« sagt ein Goethewort. Also tritt der Sprecher zurück und gibt denen Raum, die als Künstler bilden, nicht reden.

Gerhart Hauptmann

 


Traduction

Ces feuilles contiennent des visions shakespeariennes d’artistes modernes. Ici, la fantaisie est enflammée par les visages qui sont nés de l’âme du grand Britannique et qui ont d’abord été perçus par son œil intérieur. Les faces répétées ont gagné de nouvelles formes et de nouvelles formes à travers lesquelles elles restent visibles et continuent à travailler. La vision du poète n’a en fait aucune visibilité. Il passe d’un pouvoir éducatif à un pouvoir imaginatif au moyen des signes les plus bouclés. Mais l’imagination est ce que Kant appelle une fortune aveugle de l’âme. Peut-être que toute vision shakespearienne est affaiblie par toute visibilité extérieure : par celle du pinceau, du stylet et de la scène, parce qu’elle est entièrement à l’aise dans la seule faculté aveugle de l’âme. Mais que dire du secret de l’aller-retour du langage écrit et de l’aperception intérieure ? Ou : que savons-nous du processus de création qui donne aux visions et aux figures de Shakespeare leur genre particulier de réalité, de durée et de consécration ? L’une des pièces de Shakespeare s’intitule « The Storm ». Peut-être la tempête peut-elle être considérée comme un symbole du processus de création. Il est possible que dans l’âme du poète il y ait des agglomérations de rotation orageuse, générant de la chaleur, de la lumière et, last but not least, la vie en compression. Il y a quelque chose comme une bagarre entre Ormuzd et Ahriman. Ormuzd et Ahriman, Dieu et le diable, s’affrontent, et la scène de ce drame est la poitrine de l’homme. Donc chaque être humain serait un dramaturge ? Je veux dire, c’est comme ça. Goethe cherchait la plante primordiale. On pourrait chercher plus justement le drame primordial, à savoir dans le psychisme humain. C’est peut-être aussi le premier processus de réflexion. En tout cas, l’origine de tout drame est la division ou le double ego. Les deux premiers acteurs s’appelaient Homo et Ratio, ou « du » et « ich », le drame le plus primitif mis en lumière extérieurement était le premier soliloque fort. La première étape n’était nulle part ailleurs que dans l’esprit de l’homme. Elle reste la plus petite et la plus grande à être jugée. Ça veut dire le monde, ça couvre le monde plus que les planches importantes. Le voyant et créateur de grands drames, cependant, n’a pas seulement besoin de l’Unique. mais aussi le pouvoir de l’éducation. Il est le dompteur et le compresseur de la tempête, le créateur, le démiurgeur d’un nouveau ciel intérieur, de la terre et du monde humain, sur les destinées duquel il flotte avec le pouvoir magique d’un Prospero, faisant aussi que tout cet être et non la création soient reconnaissables aux autres dans la lumière divine de l’art. Prospero Shakespeare est ce sorcier. Personne n’a le pouvoir de tromperie magique dans sa main comme lui. Nous ne distinguons pas son monde d’apparence de la réalité sous plusieurs de ses formes. Qui Falstaff ne serait pas une réalité ? Il n’y a plus d’homme – que l’on rencontre quelque part dans la vie et dont on a été proche. Il semble aussi réel qu’un acteur qui est allé au théâtre pour jouer, et que l’on rencontre bientôt là-bas, bientôt dans la rue. Les propriétaires vignerons connaissent son plat et sa boisson préférés. On ne sait pas seulement ce qu’il y a dans son portefeuille, mais aussi ce qu’il y a dans son cerveau, son cœur, son foie. Il n’y a pas un poète qui nous facilite autant la tâche de maintenir la fiction comme si nous ne parlions pas de fiction dans ses œuvres spirituelles, mais de la réalité. La magie, l’illusion divine de ce Prospero, est insondable et insurpassable. « On ne peut pas parler de Shakespeare, c’est insuffisant, dit un mot de Goethe. Ainsi, le locuteur recule et donne de l’espace à ceux qui se forment en tant qu’artistes, et non à ceux qui parlent.

Gerhart Hauptmann


Liste des oeuvres

I Karl Hofer – Masken (Lithographie)
II Max Unold – Das Volk (Gravure sur bois)
III Erich Klossowski – Sommernachtsraum (Lithographie)
IV Adolf Schinnerer – Visionen (Gravure)
V Friedrich Ahlers-Hestermann – Imogen Schlafend (Lithographie)
VI Leo von König – Falstaff (Lithographie)
VII Carl Caspar – Sommernachtsraum (Lithographie)
VIII Rudolf Grossmann – Caliban I (Lithographie)
IX Rudolf Grossmann – Caliban II (Lithographie)
X Werner Schmidt – Richard III (Lithographie)
XI Lovis Corinth – Falstaff (Gravure)
XII Wilhelm Nowak – Sommernachtsraum (Lithographie coloriée à la main)
XIII Max Neumann – Edgar und Glocester (Lithographie)
XIV Walther Teutsch – Imogen (Gravure sur bois)
XV Richard Janthur – Wintermärchen (Lithographie)
XVI Franz M. Jansen – Die Beiden Veroneser (Gravure sur bois coloriée à la main)
XVII Wilhelm Kohlhoff – Das Drama (Lithographie)
XVIII Otto Hettner – Die Komödie (Lithographie)
XIX Emil Rudolf Weiss – Vision (Pointe sèche)
XX Oskar Kokoschka – Sturm (Lithographie)
 XXI Franz M. Jansen . Wintermärchen (Gravure coloriée à la main)
XXII Hans Freese – Ophelia (Lithographie)
XXIII Wilhelm Jaeckel – Hamlet (Lithographie)
XXIV Olaf Gulbransson – Othello (Lithographie)
XXV Felix Meseck – Lear (Gravure)
XXVI Alfred Kubin – Caliban (Lithographie)
XXVII  Thomas Theodor Heine – Macbeth (Lithographie)
XXVIII Bernhard Hasler – Sturm (Lithographie)
XXIX Wilhelm Nowak – Imogen (Lithographie)
XXX Lovis Corinth – Krönung Heinrichs V. (Lithographie)
XXXI Max Beckmann – Mord (Lithographie)
XXXII Otto Schubert – Finale (Lithographie)
*XXXIII Walther Teutsch – Othello (Gravure et dessin)
*XXXIV Wilhelm Nowak – Sommernachtsraum (Lithographie non colorée)
*XXXV Franz M. Jansen – Die Beiden Veroneser (Gravure non colorée)
*XXXVI Franz M. Jansen – Wintermärchen (Gravure non colorée)
 *XXXVII Rudolf Grossmann – Caliban (Lithographie colorée à la main sur papier fait main Marées)
*N° 33-37: Seulement sur la version Papier Japon.

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